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prolongement des structures paysagères et viairers
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En 2015, la commune de Presinge attribue en DDP la future parcelle à des coopératives, choisies pour leur culture des communs et de la participation. L'ambition est claire : revitaliser une commune en vieillissement et y insuffler de nouvelles dynamiques collectives. Suite à l'adoption du PLQ en 2021, apaar s'associe au bureau atba pour poursuivre ensemble le développement du projet.
Porté par les coopératives Equilibre, Codha et Quercus, l'ensemble réunit 10 bâtiments répartis entre les coopératives de façon à encourager les rencontres. Dans cet esprit, les logements HM et ZDLOC se mêlent au sein des bâtiments et des étages, tissant une réelle mixité.
Les rez-de-chaussée abritent chambres d'amis, salles communes et ateliers. Ouverts sur le quartier, ils accueillent également les activités lucratives par lesquelles la nouvelle extension vient doucement se raccorder au village existant.
La construction associe le bois et le béton, chaque matériau engagé selon sa nécessité. L'isolation en bottes de paille, ressource locale, s'y inscrit comme une évidence dans ce contexte rural. L'eau issue des usages est considérée in situ : un système de traitement alternatif la révèle comme ressource, produisant une eau d'arrosage et une matière fertile. L'eau de pluie, elle, est accueillie par un réseau de jardins de pluie et de noues qui en accompagnent le parcours, lui laissant le temps de s'infiltrer lentement et de rejoindre le sol vivant.
Le projet innove avec un assainissement alternatif pour 500 EH (équivalent habitant), valorisant toutes les eaux. Les urines sont transformées en engrais, réutilisé localement. Les eaux fécales et domestiques sont
traitées par lombricompostage pour l’arrosage.





Au sein des coopératives, les habitants se sont organisés en différentes commissions, telles que l’intergénérationnel, les aménagements extérieurs ou encore la gouvernance, qui participent à l’élaboration du projet tout en tissant des liens entre les futurs habitants.
À travers des ateliers participatifs réunissant les futurs habitants, une diversité de typologies a été développée, du 3 au 6,5 pièces. Certains logements se déploient en duplex, d’autres s’ouvrent de plain-pied sur les jardins. L’ensemble cherche à accorder les aspirations des habitants avec les exigences architecturales et réglementaires.
Les rez-de-chaussée accueillent en partie des espaces de vie partagés, tels que buanderies, locaux poussettes et chambres d’amis, ainsi que des locaux intercoopératifs, comprenant salles communes et espaces mutualisés. L’organisation et l’emplacement des locaux ont été discutés lors d’ateliers participatifs avec les futurs résidents afin de cerner leurs besoins. Des idées telles qu’une salle de danse, un espace de création, un atelier de réparation de vélos et une ressourcerie ont émergé. Ce processus participatif favorise l’appropriation collective des espaces.





Dès la conception, le projet se structure autour de l’usage de la botte de paille, dont les dimensions deviennent le véritable module de référence. La trame constructive s’en déduit directement, organisant l’ensemble du bâtiment selon un rythme précis, rationnel et économe en matière. Issue des agriculteurs environnants, la paille s’inscrit dans une logique de circuit court et de valorisation des ressources locales.
La structure, majoritairement en bois, est pensée en étroite collaboration avec les ingénieurs pour accueillir ce matériau biosourcé et en tirer pleinement parti. Le béton n’intervient que de manière ponctuelle, là où les contraintes techniques l’exigent, notamment pour les sous-sols et les noyaux de circulation.
Les façades, largement isolées en bottes de paille, offrent d’excellentes performances thermiques tout en participant à une atmosphère saine et durable. Complétées par des isolants naturels comme la laine de bois, elles traduisent une approche cohérente, où chaque choix constructif prolonge l’engagement environnemental du projet.












