Le refuge des Bouquetins est aujourd’hui judicieusement placé sur la ligne d’une courte crête à une altitude de 2980 m. Le nouveau refuge reste sur cette crête, mais se situe en contre-bas, à l’emplacement de l’héliport actuel, à une altitude de 2973 m. De part cette position dominante, sa visibilité depuis le Haut Glacier d’Arolla est renforcée. Facilement repérable, sans pour autant s’imposer à son environnement, il conserve son rôle de jalon dans la montagne. Sa proximité avec le talweg le protège d’éventuelles chutes de pierre ou d’avalanches.
Sa forme octogonale le rend reconnaissable. Son identité et son caractère architectural le singularise parmi les autres bivouac. Dans la lignée des cabanes de montagne de Jacob Eschenmoser, cette volumétrie singulière permet d’optimiser l’espace et reste extrêmement compact. Dans le refuge des Bouquetins, on embarque !
Les lits, disposés en arc de cercle autour du foyer, sont dimensionnés et optimisés au plus fonctionnel de la morphologie humaine.
L’agrandissement du refuge passe par un geste simple, une surélévation par le bas. La matière présente sur site est intégralement valorisée, et ce dans une démarche de durabilité. La construction, simple avec des éléments de petites dimensions, combine une préfabrication en atelier puis un montage facile sur site par les membres du CAS. Compact, le nouveau refuge s’applique à réemployer intégralement l’existant.
La cabane des gardiens sera conservée intégralement et isolée par l’intérieur. Elle sera déplacée par roulement ou par glissement à une altitude de 2975 m, soit 4 m en contre-bas de sa position actuelle dans une pente de 10,5% maximum.
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